Les «Raptors», unité d’élite de la police hongkongaise, seront-ils dans le courant du mois de juin équipés de pistolets lacrymogènes de fabrication suisse? C’est ce qu’affirment de jeunes opposants hongkongais qui ont lancé une pétition signée par plus de 57 300 personnes. Faux, répond l’entreprise, qui affirme que la polémique résulte d’un quiproquo. Sur la base d’informations de la presse, les opposants ont lancé une pétition pour empêcher le déploiement de ces armes, avant même que les détails de la commande ne soient divulgués ni confirmés par les autorités.

La présumée vente incriminée porte sur des pistolets JPX4 de la société Piexon, présentés comme une arme de défense non létale destinée aux particuliers mais également utilisée pour le maintien de l’ordre. Des vidéos circulent, des Etats-Unis à l’Europe, vantant l’efficacité de l’arme, d’une portée allant jusqu’à 7 mètres et qui se veut plus précise que le taser. Elle crache une solution neutralisante qui peut aveugler la cible pendant 20 à 30 minutes. En vente en Suisse dans les commerces titulaires d’une patente de commerce d’armes, le pistolet est aussi utilisé depuis plus d’une dizaine d’années par des forces de maintien de l’ordre dans plusieurs pays. Mais à Hongkong, secouée par une contestation politique sans précédent depuis la rétrocession, et où la défiance à l’égard de la police va croissant, toute commande d’armes passe mal.