Terrorisme

Comment la police genevoise a repéré le véhicule utilitaire de deux suspects

Les occupants de la Peugeot Partner avaient déjà été contrôlés dans le Jura français. L'un d'eux, présenté comme une connaissance de Salah Abdeslam, le terroriste le plus recherché d'Europe, est fiché en Belgique pour recel et association de malfaiteurs. Pour l'instant, aucune arrestation n'a eu lieu dans le canton en lien avec l'alerte annoncée jeudi

Comment la police genevoise en est-t-elle arrivée à repérer un véhicule de marque Peugeot Partner le 8 décembre dernier et au bord duquel se trouvait, comme l'a révélé Le Temps, une connaissance de Salah Abdeslam? Selon nos informations, cet utilitaire avait déjà été arrêté le même soir dans une petite commune du Jura français, Les Rousses, et ses occupants signalés ensuite aux autorités suisses.

Lire «Le recruteur d’un des auteurs des attentats de Paris embrigadait aussi des Suisses»

Connu en Belgique

C'est vers 19h30 que la brigade française a laissé repartir les deux personnes à bord du véhicule immatriculé en Belgique et ce bien que l'un des deux occupants ait été identifié comme étant une connaissance de Salah Abdeslam, le terroriste le plus recherché d'Europe après les attentats de Paris. L'homme de la Peugeot serait, selon nos sources, fiché en Belgique pour recel et association de malfaiteurs. Mais les Français n'avaient rien à lui reprocher et ne l'ont pas retenu. Une décision qui est déjà critiquée du côté de Genève.

Fuite par la douane de Veyrier

Les occupants de la Peugeot ont apparemment eux-mêmes expliqué aux policiers français se rendre en Suisse. Mais les motifs ont paru peu clairs. C'est ainsi que le Corps des gardes frontières a transmis l'information de leur passage, avec la mention liée à la «connaissance» du terroriste, à la police genevoise. Le véhicule en question a été repéré à Plainpalais par une patrouille mais il a réussi à prendre la fuite. Selon nos sources, la police genevoise a suivi un moment sa trace et sait que la Peugeot est retournée en France via la douane de Veyrier. 

Pour l'instant, la police n'a procédé à aucune arrestation en rapport avec cette alerte renforcée. Et le lien n'a pas pu être établi entre la présence dudit véhicule et les quatre autres personnes, au moins, traquées sur la base du renseignement américain. L'enquête est toujours en cours.

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