«Nous sommes à l’aube d’un moment historique.» Le ton de Stéphane Theimer, vice-directeur de la police fédérale (Fedpol), est solennel. Il sera celui de tous les gradés venus se présenter ce vendredi à la presse pour délivrer un message: les forces de l’ordre se disent prêtes à relever le «défi sécuritaire» que représente la venue à Genève, le 16 juin, de Vladimir Poutine et Joe Biden.

La quasi-totalité de l’effectif de la police cantonale, soit 95% des plus de 2000 membres, sera engagée le jour du sommet. Ce 16 juin, seuls les employés ayant pu prouver qu’ils avaient déjà des réservations payées pour leurs congés échapperont à l’événement. C’est le premier défi que la police cantonale a relevé, a assuré Monica Bonfanti, sa cheffe: la courte période de préparation, soit deux semaines. «Le canton en a l’habitude, a-t-elle dit, il en est capable.» Autre obstacle maîtrisé: la taille de l’événement. La police a fait appel aux autres cantons, selon les accords noués. Tous ont répondu présent. Ils seront 900 renforts à la disposition des Genevois. Monica Bonfanti a consulté ses archives: en 1985, au moment du sommet Reagan-Gorbatchev, 400 policiers suisses étaient venus prêter main-forte.