Le Temps: Vous aviez dit durant la campagne que la police n’était pas votre premier choix. Vous êtes-vous sacrifiée, alors qu’aucun de vos collègues masculins n’était prêt à se dévouer?

Isabel Rochat: Non en aucun cas, je n’ai pas pour habitude de faire les choses contre mon gré. Il est vrai que mon premier choix était le Département du territoire, qui inclut les domaines que je connais le mieux. Sans l’aménagement toutefois, car il était clair que ce secteur reviendrait à Mark Muller, afin qu’il puisse faire avancer la construction de logements, prioritaire pour le canton. La police n’était pas ma priorité, mais elle était celle de l’Entente. La répartition s’est faite sur la base d’une discussion collégiale, sans vote ni contrainte.

– La Verte Michèle Künzler se retrouve mal lotie avec un département croupion, et les partis de gauche sont furieux. Au vu du résultat, on a du mal à croire à des discussions sereines…

– Il n’y a pas de tensions entre nous et il est faux de dire que Michèle Künzler dirige un département mineur: elle est responsable de la mobilité, qui recèle des enjeux cruciaux, et des communes. Il arrive que la voix des partis et celle du Conseil d’Etat ne soient pas concordantes. Mon parti non plus n’est pas satisfait que la mobilité de soit pas de mon ressort.

– Vous héritez en revanche de l’environnement et de l’énergie. Vous n’aviez pas assez à faire avec la police?

– J’ai souhaité ce volet car je veux pouvoir donner une connotation positive à mon département, au-delà de l’aspect répressif qui lui est inhérent. Cette réunion de la sécurité et de l’environnement existe déjà dans le canton de Vaud. Je me réjouis de superviser l’application de la loi sur l’énergie. Dans ce domaine, j’entends mettre l’accent sur les économies d’énergie dans les bâtiments, anciens et nouveaux. Quant aux Services industriels (SIG), ils ont aussi besoin d’une nouvelle image, notamment après l’affaire des bonus. La suite de l’entretien à découvrir dans notre édition datée du 8 décembre:.