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Ces politiciens qui tomberaient sous le coup de l'initiative de renvoi des criminels

La «NZZ» s'est amusée à recenser des affaires qui ont défrayé la chronique ces dernières années, impliquant des hommes politiques. Dans certains cas, s'ils n'étaient pas Suisses, ils pourraient être expulsés immédiatement

Evidemment, l’exercice relève de la pure fiction, puisqu’il s’agit de citoyens suisses. Alors que le débat fait rage sur l’initiative de mise en œuvre de l’UDC à propos des criminels étrangers, la NZZ s’est amusée à recenser des cas où des politiciens helvétiques seraient concernés les dispositions du texte, en votation le 28 février.

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Le vénérable journal a recensé plusieurs cas qui ont défrayé la chronique ces 15 dernières années, sans citer les noms des personnes impliquées, car la plupart ont quitté la vie publique.

Il a tiré sur son collègue: expulsable

L’initiative distingue des cas où le renvoi serait automatique et immédiat – entre autres, le meurtre, les lésions corporelles graves, le vol qualifié, la contrainte sexuelle – et une deuxième catégorie, dans laquelle il devrait y avoir une première condamnation avant le renvoi, celui-ci suivant alors une deuxième faute.

Il apparaît que certains politiques seraient expulsables – encore une fois, en théorie. Le journal cite, sans le localiser, ce fait divers de 2003, lorsque, dans le cadre d’une sinistre histoire de détournement de fonds, un parlementaire cantonal (UDC!) avait tiré sur son partenaire en affaires. Il avait écopé de 11 ans d’emprisonnement, peine confirmée en cassation. Cela relèverait de la catégorie 1 des dispositions sur les criminels étrangers. De même que l’infraction d’un autre membre de l’UDC, siégeant au législatif d’une grande ville, tombé en 2013 pour traite d’êtres humains dans le cadre du cabaret qu’il exploitait.

Une large gamme d’infractions

Il y a aussi le cas d’un conseiller communal vaudois PLR, condamné en 2014 pour abus de pouvoir; l’affaire entrerait dans la deuxième catégorie. La NZZ recense également des affaires de viol, d’abus aux aides sociales ou de fraudes électorales, qui, dans certains cas, relèveraient des dispositions sur le renvoi. Ambiance de campagne, à deux semaines du vote.

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