Holocauste

En Pologne, Didier Burkhalter fait œuvre de mémoire pour les victimes des camps

«La réalité de l’Holocauste et des génocides ne doit pas être niée. Le souvenir est un cri silencieux que nous devons aux générations futures», écrit Didier Burkhalter, en visite officielle en Pologne pour la Journée des victimes de l’Holocauste

A l’occasion de la Journée internationale de l’Holocauste, le groupe de recherche des «Documents diplomatiques suisses» met en ligne un e-dossier sur le rôle de la Suisse en matière de politique d’asile durant la 2e Guerre Mondiale. Sur le terrain, Didier Burkhalter marque le coup.

En voyage officiel en Pologne, le président de la Confédération se rend demain dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Il y fera au nom de la Suisse, devoir de mémoire, accompagné par une petite-fille de rescapé.

«Il faut rappeler la réalité et l’atrocité de l’Holocauste, souligne-t-il dans son message. Nous devons le faire chaque fois que cela est nécessaire et non seulement en cette journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.»

Le 27 janvier 1945, le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau a été libéré par les troupes soviétiques. Le 27 janvier est devenu la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, rappellent les historiens Sacha Zala et Marc Perrenoud dans un article de la «Revue suisse sur des didactiques de l’histoire».

Dans les écoles suisses, la Journée de la mémoire est organisée depuis 2004. A Lucerne par exemple, les établissements scolaires se mobilisent déjà pour la célébration du 70e anniversaire l’an prochain, qui commencera dès décembre cette année. L’holocauste, mais aussi les autres génocides et la responsabilité citoyenne, seront mis en avant.

Dans leur article de la Revue suisse, les deux historiens reviennent sur des photos prises en 1942 et mises en ligne en 2011 par le groupe de recherche. Ces images avaient fait le tour de la presse l’an dernier au moment de la commémoration. Elles révélaient que la Suisse officielle était au courant des assassinats de masse commis par les nazis dans les camps de concentration durant la 2e Guerre Mondiale.

En mai 1942, le consul von Weiss avait fait parvenir au Service de renseignements «des photographies prises sur le front russe». Ces dernières montrent «l’exécution de Polonais» et «la sortie de wagons allemands de cadavres de juifs».

Publicité