Elections

La porte des exécutifs romands reste fermée pour l’UDC

Le premier parti de Suisse ne compte aucun conseiller d’Etat dans les cantons francophones. La faute à un discours clivant et à un manque de relève

Pour la quatrième fois, l’UDC a échoué dans sa tentative de retrouver son siège perdu en 2011 au Conseil d’Etat vaudois. Elle n’arrive pas davantage à mettre un pied au gouvernement fribourgeois. A Neuchâtel et en Valais, les expériences Yvan Perrin et Oskar Freysinger ont fait long feu. Aujourd’hui, aucun canton francophone ne compte d’agrarien au sein de son exécutif, si on excepte le Jurassien bernois Pierre-Alain Schnegg.

Cette absence apparaît comme un paradoxe pour le premier parti de Suisse, qui caracole en tête des sondages, avec parfois près d’un tiers des intentions de vote, en vue des prochaines élections fédérales. Mais peut-être pas tant que cela. «Le profil très marqué de l’UDC est une arme à double tranchant, analyse le politologue genevois Pascal Sciarini. Ce discours idéologiquement fort renforce le parti lors d’élections dans les parlements à la proportionnelle, mais le pénalise dans des scrutins majoritaires, où il est nécessaire de nouer des alliances et de ratisser plus large que sa propre base.»