■ Philippe Perrenoud 54 ans, socialiste, psychiatre, Tramelan. Conseiller d’Etat depuis 2006, directeur de la Santé et de la prévoyance sociale Le psychiatre socialiste Philippe Perrenoud est celui par qui le gouvernement bernois est passé au rouge-vert en 2006. Comme élu francophone, il succédait au radical Mario Annoni. A la fois austère et pince-sans-rire, incapable de se départir du complexe de supériorité du « docteur », ce Biennois d’origine, bilingue, fils d’ouvrier horloger, a été discret durant son premier mandat gouvernemental. Au point d’être taxé de maillon faible, incapable de prendre des décisions dans le domaine de la Santé. Il s’est surtout signalé comme ministre des Affaires sociales, en réalisant une étude inédite en Suisse sur la pauvreté dans le canton de Berne, qu’il souhaite réduire de moitié. Philippe Perrenoud est davantage le francophone dont la gauche bernoise a besoin pour maintenir sa majorité qu’un homme d’Etat reconnu. Il a l’appui de l’autonomiste Maxime Zuber, de quoi ratisser large à gauche dans le Jura bernois. ■ Sylvain Astier 34 ans, libéral-radical, juriste, Moutier, Chef de division à l’Office fédéral des migrations Né à Paris et baigné dans la culture française jusqu’à 20 ans, Sylvain Astier s’est installé à Moutier, la ville de ses « racines », il y a dix ans. Député PLR au Grand Conseil bernois depuis 2008, il détonne dans un Jura bernois introverti, en faisant de la politique « à la française », sans gants, se profilant dans l’opposition déterminée. Opposé à la fiscalité trop lourde, à la mollesse dans la politique d’asile, à la réunification des Juras (il a signé le rapport du groupe minoritaire de l’Assemblée interjurassienne), ennemi juré du maire autonomiste de Moutier Maxime Zuber. Dans la présente campagne, il est pourfendeur du ministre socialiste Philippe Perrenoud avant d’être porteur de projets originaux. C’est un challenger offensif, qui a fait admettre aux partis bourgeois, toutes tendances confondues, qu’il faut l’élire pour faire tomber la majorité de gauche. Ses positions tranchées bien à droite plaisent à l’UDC.