Après Paris et Bruxelles, Genève emboîte le pas et installe les portraits des otages sur l'Hôtel municipal. Un geste de la Ville en marque de solidarité.

Depuis mercredi, les photos de la journaliste de Libération Florence Aubenas et de son guide-interprète Hussein Hanoun al-Saadi, retenus en Irak, ainsi que celle d'Ingrid Betancourt, retenue, elle, en Colombie, ornent la façade du Palais Eynard. Le lancement de cette initiative a eu lieu en présence du Conseil administratif de la Ville. Directeur adjoint de la rédaction de Libération, Patrick Sabatier et Georges Gordon-Lennox, secrétaire général de Reporters sans frontières Suisse, étaient aussi présents.

L'idée a germé dans la tête du conseiller administratif Christian Ferrazino lors de sa rencontre avec l'ex-otage Christian Chesnot et la fille d'Ingrid Betancourt durant une soirée du Festival international du film sur les droits humains.

Cette action a suscité quelques réactions, comme celle du vice-président colombien, pour qui plus l'on fait de bruit et plus la «cote» des otages augmente. Une critique que balaie du revers de la main Christian Ferrazino. «C'est précisément ce que nous recherchons, car un otage qui a du prix est un otage que l'on n'élimine pas.»

Les portraits des otages devraient être retirés de la façade de l'Hôtel municipal le 22 avril prochain, date à laquelle se clôt la session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, qui siège actuellement à Genève.