Comme ces précédentes années, lLa Poste veut continuer à supprimer plus de 1000 emplois par an. Son patron, Ulrich Gygi, l'a annoncé dimanche dans une interview publiée par la SonntagsZeitung. Le Syndicat de la communication exige une garantie de l'emploi.

La rationalisation du secteur des lettres va coûter à elle seule 2400 postes d'ici à 2009, selon Ulrich Gygi. Par la suite, le géant jaune, qui comptait 41 073 emplois en 2005, va économiser avant tout dans le réseau postal, en transformant des bureaux de poste traditionnels en agences.

Ulrich Gygi veut éviter des «comportements à la française» lors des négociations avec les syndicats. L'an dernier, La Poste a dépensé entre 30 et 40 millions de francs pour les plans sociaux.

Le Syndicat de la communication exige davantage que des plans sociaux. C'est ce qu'ont décidé quelque 500 employés de La Poste réunis en assemblée dimanche à Sempach (LU). Les employés plus âgés et moins formés doivent pouvoir bénéficier d'une protection contre le licenciement, exige Fritz Gurtner, vice-président du syndicat. La durée et l'importance de la garantie de l'emploi devront être discutées avec la direction. S'il n'obtient pas cette protection contre le licenciement, le syndicat combattra les plans d'externalisation de La Poste.