La restructuration du réseau des bureaux postaux se poursuit. La Poste a publié mercredi sa stratégie dans ce domaine. Elle annonce qu’elle va passer au scanner environ 420 de ses 2154 offices, processus qui débouchera sur une décision de fermeture, de remplacement par un service à domicile, de remplacement par une agence ou de maintien. Ce travail sera échelonné d’ici à 2011 et, assure l’entreprise, les communes concernées seront associées aux réflexions.

Une centaine de sites seront analysés cette année, 160 l’année prochaine et le solde en 2011. La décision de maintenir ou de remplacer un bureau se fera sur la base de critères tels que la fréquentation, les heures d’ouverture, l’offre dans la région concernée, les prestations utilisées, la facilité d’accès à pied ou par les transports publics, l’évolution des volumes, l’évolution démographique et les possibilités de coopération dans le village concerné.

Ce dernier point vise surtout à savoir si l’antenne locale de La Poste peut être déplacée dans un commerce ou une boulangerie et se transformer en agence. Dans la foulée, et pour répondre à une critique des syndicats, La Poste compte étoffer son offre dans ses agences, qui sont aujourd’hui au nombre de 226. Outre les opérations par Postcard, il sera possible d’y faire des opérations ou d’y prélever de l’argent à l’aide de la carte de débit Maestro. La Poste compte ainsi améliorer la fréquentation de ses agences.

Pour le Syndicat de la communication, le but de l’opération est de fermer le plus grand nombre de bureaux possible, ce que conteste l’entreprise. Il s’inquiète tout particulièrement des quelque 300 bureaux de poste qui ne sont pas reliés au réseau informatique de l’entreprise. Pour Nathalie Salamin, porte-parole de La Poste, «ce n’est qu’un critère parmi d’autres. On peut très bien imaginer qu’un petit office isolé soit maintenu même s’il n’est pas relié au réseau car il serait aisément accessible en 20 ou 30 minutes». Autre élément qui sera pris en compte: l’âge du buraliste. Les bureaux dont le titulaire est proche de la retraite feront l’objet d’une analyse particulière, mais les autres critères seront aussi pris en compte, assure Nathalie Salamin.

Des 420 bureaux désormais menacés, les suivants se situent en Suisse romande:

Berne: Cortébert, Eschert, La Ferrière, Perrefitte, Prêles, Renan, Sonvilier, Villeret.

Fribourg: Avry-devant-Pont, Bussy, Cerniat, Châtonnaye, Chénens, Cordast, Corpataux-Magnedens, Cottens, Courgevaux, Epagny, Ependes, Gletterens, Grandvillard, Hauteville, Le Châtelard, Lugnorre, Massonnens, Misery-Courtion, Murist, Noréaz, Onnens, Porsel, Promasens, Remaufens, Sâles, Sorens, Saint-Martin, Surpierre, Villarsiviriaux.

Genève: Athenaz (Avusy), Cartigny, Chancy, Collonge-Bellerive, Genève Saint-Jean, Genève Acacias, Genève La Cluse, Gy, Hermance, La Plaine.

Jura: Bure, Epauvillers, Coeuve, Courtedoux, Fahy, Fregiécourt-Pleujouse, Lajoux, Mervelier, Montsevelier, Movelier, Pleigne, Rebeuvelier, Rossemaison, Saint-Brais, Soulce, Soyhières, Vermes

Neuchâtel: Cormondrèche, La Chaux-du-Milieux, La Côte-aux-Fées, Montmollin, Noiraigue, Rochefort, Savagnier, Saint-Sulpice, Valangin, Vilars.

Valais: Arbaz, Bovernier, Champex-Lac, Isérables, Nax, Randogne, Salins, Saint-Gingolph, Saint-Luc, Thyon-Les Collons, Vollèges.

Vaud: Arnex-sur-Orbe, Bavois, Brenles, Buchillon, Carrouge, Caux, Chamby, Chardonne, Châtillens, Chavannes-le-Chêne, Colombier, Combremont-le-Petit, Daillens, Duillier, Dully-Bursinel, Echichens, Ependes, Faoug, Glion, Goumoëns-la-Ville, Grandcour, Henniez, La Cure, L’Abergement, L’Auberson, Le Chalet-à-Gobet, Lavey-Village, Lavigny, Le Lieu, Les Cullayes, Marchissy, Montcherand, Montricher, Oron-le-Châtel, Pompaples, Pomy, Prévonloup, Romanel-sur-Morges, Ropraz, Rossinière, Servion, Saint-George, Sullens, Valeyres-sous-Montagny, Vaulion, Villars-le-Comte, Vufflens-la-Ville, Vuiteboeuf.