Vaud 

Pas de poursuites contre le groupe Orllati

Les soupçons d’atteinte à l’environnement n’étant pas confirmés, le Ministère public classe la procédure pénale visant l’entreprise de construction

Le Ministère public du canton de Vaud a classé la procédure pénale visant les entreprises du groupe Orllati, très en vue dans la construction romande. Plusieurs mois d’enquête n’ont pas permis de confirmer les soupçons visant les sociétés concernées, précise le procureur Christian Buffat dans un communiqué.

Dénoncée le 15 juillet par le Département cantonal du territoire et de l’environnement (DTE), l’entreprise était soupçonnée de commettre de manière systématique des infractions à la législation sur la protection de l’environnement. Dans le cadre de l’enquête ouverte, des perquisitions et des sondages ont été menés dans les bureaux du groupe et des décharges que celui-ci exploite à Bioley-Orjulaz et Cossonay.

Lire: La justice vaudoise s’intéresse au groupe Orllati (29.11.2016)

Aucun élément de preuve tangible ne corrobore l’accusation selon laquelle les entreprises dénoncées contreviendraient de manière organisée à la législation sur la protection de l’environnement en vue de réaliser d’importants profits en toute illégalité, écrit le Ministère public. Les vérifications menées par la section des affaires spéciales font au contraire apparaître que les entreprises du groupe respectent les exigences légales et que la documentation concernant chacun de leurs chantiers est tenue avec rigueur, précise-t-il.

«Sordide opération»

Réagissant au communiqué du Ministère public, le groupe Orllati dénonce la «sordide opération de dénigrement» dont il a été victime durant de longs mois. Il a l’intention de «faire assumer leurs machinations aux dénonciateurs devant les tribunaux», précise son porte-parole Marc Comina. Les soupçons contre l’entreprise avaient été diffusés par un «lanceur d’alerte» anonyme auprès de la presse et des autorités cantonales.

Success story

Entreprise familiale créée par quatre frères originaires du Kosovo, le groupe Orllati emploie aujourd’hui 450 personnes. Spécialisé dans la démolition et les assainissements spéciaux (on retrouve son nom dans la transformation des anciens Ateliers Mécaniques de Vevey, de l’Hôtel Royal Savoy, à Lausanne, ou la construction du CEVA genevois), il s’est aussi orienté depuis quelques années dans les projets immobiliers. Il s’est ainsi associé à Bernard Nicod pour le quartier et la tour des Cèdres, à Chavannes-près-Renens. Cette «success story», qui va de pair avec une grande discrétion des propriétaires face aux médias, pourrait selon des hypothèses avoir poussé certains concurrents jaloux à chercher à nuire à l’entreprise.

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