«On peut toujours rêver, mais je n'attends pas grand-chose de la votation.» Directeur de l'hôpital de la vallée de Joux, Jean-François Golaz ne croit pas à un retournement de situation pour la maternité, qui doit fermer ses portes fin décembre. «Affectivement c'est une grosse déception, mais je ne vois pas le Grand Conseil ou le peuple nous redonner le financement.» Avec un bloc opératoire qui continuera à fonctionner en journée (jusque vers 20 h), avec l'intégration au réseau de soins hospitaliers de Saint-Loup, Orbe, la Vallée, Jean-François Golaz pense que la région a limité la casse. Elle sauve les 42 lits gériatriques de l'hôpital et 14 lits aigus (26 aujourd'hui). Elle sauve aussi quelque 90 postes de travail. «Sur le fond, il serait bon de ne pas laisser la planification aux technocrates, mais cette initiative risque de nous compliquer la tâche».

L. B.