Le Conseil fédéral est prêt à assouplir le règlement régissant les rassemblements sur la prairie du Grütli. «Dans certaines conditions et compte tenu de la nécessité de préserver la sécurité publique», les manifestations politiques y seraient à l’avenir autorisées.

C’est la réponse qu’il apporte à des motions de l’UDC et du PDC. La mythique prairie uranaise a été cédée à la Confédération en 1860, à condition que son administration reste aux mains de la Société suisse d’utilité publique. Une société dont le directeur, Herbert Ammann, ne pense pas beaucoup de bien d’un changement de pratique. « La prairie appartient à tous les Suisses , a expliqué M. Ammann à l’ats. Il ne doit pas y avoir de récupération à des fins politiques. L’expérience montre que les extrêmes attirent justement la partie adverse. Or des affrontements sur le Grütli peuvent tout simplement «mettre des vies en danger.»