Le PS réunit ce samedi à Neuchâtel la première assemblée des délégués de son histoire, s'alignant ainsi sur ce qui se pratique depuis longtemps dans les autres partis gouvernementaux. La direction du parti espérait pouvoir la consacrer entièrement à la finalisation de douze thèses sur la politique de formation. Mais les divergences au sein du parti à propos de la révision de la loi sur l'armée l'ont contrainte à organiser un nouveau débat sur la question que l'on pensait tranchée depuis décembre (oui à la loi). Son issue est a priori très ouverte, d'autant que les pacifistes, qui voient dans le projet un rapprochement de l'OTAN, risquent d'être surreprésentés étant donné que l'assemblée se déroule en terre romande. Du côté des partisans de la loi, on craint surtout un effet désastreux sur l'image du parti qu'aurait une alliance objective avec l'ASIN. Signe de cet embarras, la direction du parti s'abstiendra d'émettre une recommandation de vote.