Olivier Dumas qui a présidé aux destinées de la ville du coude du Rhône durant une législature, également directeur d'Electricité d'Emosson S.A., est appelé à de nouveaux défis professionnels. Il est vrai aussi que ces fonctions directoriales rendent son avenir plus ouvert que sur le plan politique. Son échec aux élections pour le Conseil national en 2007 a certainement pesé sur ses choix.

Sur la liste radicale, trois candidats se profilent à sa succession, dont la vice-présidente de la ville Dominique Delaloye. Une femme présidente? Cette femme-là? Les propos de campagne traduisent déjà une certaine perplexité. On doute tantôt de sa fiabilité.

La cerise sur le gâteau des radicaux

«Comme si c'était inscrit dans les gènes qu'une femme naît incompétente et qu'un homme naît compétent», peste Adolphe Ribordy, fidèle dépositaire de la pensée républicaine en Valais. Il assure que la dame a toutes les capacités pour la fonction. Son principal rival, Marc-Henri Favre, est très en vue. Dans le glissement à droite du champ politique, il représenterait aussi plus fidèlement la position du Parti radical, selon certains.

Avant d'asseoir le président au bout de la table, il s'agit de lever une autre inconnue. La même, en fait, qui se pose à l'électeur depuis des décennies: le Parti radical conservera-t-il son 6e siège? Pascal Couchepin déjà, alors qu'il était président de Martigny, craignait pour ce fauteuil. Décroché en 1976, sauvé pour trois listes en 2000, il est un peu la cerise sur le gâteau des radicaux, même si sans lui ces derniers conserveraient la majorité absolue.

L'histoire pourrait se répéter: le PRD n'a pas placé que des seconds couteaux sur sa liste, en termes électoraux. A commencer par Anne-Laure Couchepin Vouilloz, la fille du président de la Confédération. Et David Martinetti de la grande fratrie des Martinetti, extrêmement bien implantés en ville.