Horlogerie

Près de 1000 bâtiments potentiellement contaminés par du radium en Suisse

Près de 1000 ateliers ou bâtiments d’horlogerie, principalement dans l’Arc jurassien, ont peut-être été contaminés par du radium en Suisse, a indiqué mardi l’OFSP. C’est deux fois plus que précédemment estimé

Près de 1000 bâtiments de l’industrie horlogère potentiellement contaminés par du radium ont été identifiés en Suisse. Les deux tiers se trouvent dans les cantons de Neuchâtel et de Berne. Le dernier bilan faisait état de 500 immeubles.

L’étude de l’Université de Berne, mandatée par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), montre que du radium a été utilisé dans près de 700 bâtiments. S’y ajoutent environ 300 autres bâtiments où l’utilisation de radium est incertaine.

80 bâtiments doivent être assainis

Un tiers des sites identifiés se trouvent dans le canton de Neuchâtel et un tiers dans le canton de Berne, principalement dans la région de Bienne. Le tiers restant se répartit entre le canton de Soleure et le reste de l’Arc jurassien.

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L’OFSP a validé les lieux avec l’aide des communes concernées. Des contrôles systématiques ont déjà eu lieu sur 400 des 700 bâtiments contaminés. On a dénombré 80 sites devant faire l’objet d’un assainissement. Ces travaux sont terminés ou sont en cours dans plus de 50 lieux.

Un composant utilisé dans les années 1960

Pour les bâtiments dans lesquels l’usage du radium est incertain, des investigations sont en cours. Elles permettront d’évaluer si un contrôle systématique est requis.

La recherche de l’Université de Berne a été menée dans le cadre du plan d’action radium 2015-2019 lancé par l’OFSP. Celui-ci vise à régler la situation due à l’utilisation de radium durant les années 1960 pour la luminescence des cadrans et des aiguilles de montres, principalement dans l’Arc jurassien.

Les assainissements déjà opérés par l’OFSP, la Suva et l’armée consistaient dans la plupart des cas à enlever des planchers ou d’autres éléments (siphons, armoires, cadres de fenêtre) ainsi que de la terre des jardins. Un rapport d’évaluation sera soumis au Conseil fédéral d’ici fin 2018.

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