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«Swiss Touch», le plateau multimédia développé par la start-up de Zermatt Abusizz
© (2017 DFAE/Présence Suisse)

Technologie

Présence Suisse mise sur une table interactive pour épater l’Amérique

Mardi à l’aube, Présence Suisse lançait sa nouvelle campagne «Swiss Touch» sur les hauts de Zermatt. Le but: moderniser l’image du pays aux Etats-Unis grâce à une table interactive. Sans pour autant renoncer à la Suisse «carte postale»

Au pied du Cervin, dans la lumière bleue du petit matin, des cameramen à la moustache gelée et aux doigts transis s’affairent dans la neige. Il fait moins vingt degrés et on commence à s’inquiéter de la santé des batteries. La vue des sommets alentour est grandiose, mais tous n’ont d’yeux que pour l’objet en bois qui trône dans la poudreuse, savamment éclairé par les projecteurs: une table interactive développée par la start-up de Zermatt Abusizz, et cœur de la nouvelle campagne de communication de Présence Suisse.

Le projet «Swiss Touch», imaginé par l’ambassade de la Suisse aux Etats-Unis, s’articule en une série de débats autour de cette table intelligente, création d’une start-up helvétique et qui permet la projection d’images, de textes et de commentaires d’internautes en direct. Les futures discussions, toutes filmées, traiteront de thématiques d’actualité et prendront place dans diverses grandes villes américaines… et dans des décors aussi insolites que possible.

L’idée: exporter la philosophie helvétique du débat ouvert, tout en modernisant l’image très folklorique que les Américains ont de la Suisse. «On parle encore et toujours du chocolat, des cloches et du fromage. Mais la Confédération figure aussi parmi les pays à la pointe de l’innovation et nous devons le faire savoir», explique Martin Dahinden, ambassadeur de Suisse aux Etats-Unis.

Clichés assumés

En l’occurrence, c’est sur le plateau de Riffelberg, à plus de 2000 mètres d’altitude, que la table «Swiss Touch» effectue sa première sortie. Se poster devant le Cervin, l’objet le plus photographié de Suisse, n’est-ce pas tout de même flirter avec le cliché? Si, confirme l’ambassadeur, et la démarche est totalement assumée. «Ces stéréotypes ne sont pas négatifs, il faut savoir en jouer. Le but était de parvenir à allier innovation et tradition.» La devise: du Heidi et du high-tech.

Si le visuel de la campagne devait surprendre, Nicolas Bideau, directeur de Présence Suisse, avait également à cœur d’en soigner la substance. «Avec les Maisons Suisses aux JO, je suis parfois un peu frustré: gros impact d’image pour la Suisse mais il arrive que des contenus complexes finissent par passer à la trappe dans ce contexte très orienté sport et fun. Cette fois, je voulais quelque chose qui mette le propos au centre.»

Lire aussi: Aux Jeux de Rio, la Suisse s’expose et s’exporte

Booster les réseaux sociaux

Ce matin, par exemple, on parle glaciers et conséquences du réchauffement climatique sur les sommets suisses. Se succèdent à la table un pilote d’Air Zermatt, un géologue ou encore Géraldine Fasnacht, la championne vaudoise de wingsuit. Le tout orchestré par une modération très énergique, à l’américaine.

Si les doigts peinent à faire défiler les images projetées sur le plateau – la faute au froid –, les organisateurs semblent satisfaits: les images du débat en plein air affluent déjà sur les pages Facebook et Instagram de l’ambassade. «Le but de cette campagne est aussi de booster le nombre de nos likes et followers sur les réseaux sociaux, note Martin Dahinden. Habituellement, on peut dire que nos fils ne sont pas tellement alimentés par Berne!»

Débat sur la peine de mort?

Dans les prochaines semaines, la table s’envolera donc pour Washington ou Los Angeles, au cours d’une tournée de plusieurs mois. Les thématiques à venir ne sont pas encore arrêtées, mais Nicolas Bideau a sa petite idée. «Je verrais bien un débat sur la peine de mort dans une cellule de la prison d’Alcatraz, par exemple. Ou dans un abattoir, un truc un peu gonflé, histoire d’aborder la problématique de la sécurité alimentaire où la Suisse à mille histoires à raconter.»

Les organisateurs se laissent deux ans pour tirer un bilan de la campagne, et décider si la table «swiss made» poursuivra encore un peu son voyage.

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