Pour une surprise, c’est une surprise. Trois semaines avant l’assemblée de l’UDC qui doit désigner le successeur du président démissionnaire Albert Rösti, la commission de sélection a fini par sortir un candidat de son chapeau: Marco Chiesa, un Tessinois de 46 ans, à la fois vice-président du parti national et de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN). Elle a ainsi évincé les deux candidats qui restaient en lice, l’Argovien Andreas Glarner – qui s’est retiré de la course juste après – et le Zurichois Alfred Heer.

C’est un secret de polichinelle: la commission de sélection n’a jamais été convaincue par ces deux papables, représentant de surcroît l’ancienne génération du parti. Ayant rejeté l’option d’une coprésidence que prônait Céline Amaudruz par exemple, elle a relancé Marco Chiesa, qu’elle avait déjà entendu en février dernier. Mais à cette époque, le Tessinois était encore directeur d’un EMS à Grono (GR), soit à la tête d’une institution de 80 collaborateurs. Entre-temps, il a démissionné de ce poste, pouvant ainsi briguer la présidence.