La réunion s’appelle Agora. Cela aurait pu être «Rendez-vous à OK Corral» tant ce débriefing s’annonce tendu. Ce mercredi, le Parti libéral-radical genevois (PLR) revient, dans une catharsis par Zoom, sur les conditions de sa perte d’un siège au Conseil d’Etat, au profit de la candidate verte Fabienne Fischer, le 28 mars dernier.

Depuis cette déculottée, le président, Bertrand Reich, est fragilisé. Certains membres aimeraient lui voir les talons après deux années décevantes, électoralement parlant (des pertes lors des élections fédérales et municipales). Son attitude au lendemain de la défaite lui est également reprochée. Il avait enjoint aux personnes encartées au PLR qui avaient fait campagne pour le banni Pierre Maudet de quitter le parti. Une «chasse aux sorcières» mal vécue notamment par ceux qui pensent qu’un président «doit rassembler et non diviser», pour citer l’un d’eux. «J’ai trouvé ça assez habile, rétorque un membre du comité directeur qui préfère rester anonyme. Il a provoqué des démissions et cela évitera de passer par un nouveau psychodrame qu’aurait été l’exclusion de ces personnes.»