Valais

Le président de Bagnes condamné pour faux dans les titres

Le Ministère public a condamné Eloi Rossier et le secrétaire communal Frédéric Perraudin pour faux dans les titres. Les deux hommes ont avancé un motif de licenciement fictif afin de remercier le lanceur d’alerte dans l’affaire des constructions illicites de Verbier. Ils feront recours

Le motif avancé pour le licenciement de Gabriel Luisier était vraisemblablement fictif. Le président de la commune de Bagnes Eloi Rossier et le secrétaire communal Frédéric Perraudin ont été condamnés pour avoir avancé une réorganisation du service communal de sécurité civile afin de congédier, en février 2016, le lanceur d’alerte dans l’affaire des constructions illicites de Verbier.

Dans son ordonnance pénale du 28 septembre, le procureur général adjoint Jean-Pierre Greter estime que le motif invoqué était constitutif d’un faux dans les titres. Eloi Rossier est condamné à 20 jours-amendes, avec sursis pendant deux ans, et à une peine pécuniaire de 1400 francs. Frédéric Perraudin écope, quant à lui, de 15 jours-amendes, avec sursis de deux ans, et d’une amende de 300 francs.

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Les deux hommes feront recours

Dans un communiqué commun, les deux hommes déclarent contester «vigoureusement les conclusions du procureur». Ils annoncent qu’ils feront recours contre cette décision dans le délai de dix jours qui leur est imparti. De son côté Gabriel Luisier ne se prononce pas pour le moment. Il veut lire en détail l’ordonnance pénale afin de comprendre tous les tenants et aboutissants de cette condamnation.

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Cette décision du procureur général adjoint ne concerne qu’une partie du dossier en lien avec les constructions illicites de Verbier. Jean-Pierre Greter n’a pas terminé son travail. Il continue son instruction qui porte sur d’éventuels abus d’autorité, gestion déloyale des intérêts publics et corruption. En août 2017, il estimait, dans Le Temps, «être en possession des moyens de preuves pertinents relatifs à cette affaire», mais depuis rien n’a bougé.

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