L'affaire de la lettre adressée par le président du Grand Conseil fribourgeois, Patrice Longchamp, aux membres des parlements communaux du canton a des suites. Irrité par ses agissements, le bureau du parlement cantonal l'oblige à corriger le tir. Le démocrate-chrétien devra reprendre sa plume, pour expliquer sa démarche aux élus locaux.

Pour mémoire, Patrice Longchamp a signé ès qualités une missive de propagande incitant les conseillers généraux des différentes communes fribourgeoises à voter non à la modification de la loi cantonale sur le droit de cité lors du scrutin du 1er juin (LT du 07.05.2008). Le hic, c'est que le Grand Conseil avait largement accepté la révision de ce texte l'an dernier. En tant que président de cet organe, l'élu aurait donc dû faire preuve de réserve. D'autant plus qu'il avait lui-même approuvé la loi lors du vote final! Entre-temps, il a toutefois retourné sa veste.

Selon les informations du Temps, Patrice Longchamp, mais aussi le vice-président du Grand Conseil, Pierre-André Page (UDC) - qui avait également paraphé la lettre - doivent réécrire à tous les membres des législatifs communaux. Pour leur expliquer qu'ils ont agi à titre personnel, et non en tant que représentants du parlement cantonal. Ils devront en outre indiquer que celui-ci a approuvé ce texte de loi par 71 voix contre 18. Le bureau veut par là démontrer aux destinataires que les deux députés n'exprimaient pas l'avis général du Grand Conseil. Il a prié les deux hommes de s'exécuter rapidement.