parlement

Le président du Grand Conseil vaudois démissionne

Condamné pour des menaces envers son ex-femme, l’UDC Yves Ravenel annonce ce lundi soir, veille de séance, sa démission non seulement de la présidence du Grand Conseil vaudois, mais aussi de son poste de député

Il renonce à tout. Le président UDC du Grand Conseil vaudois Yves Ravenel annonce ce lundi soir, par le canal de son parti, son retrait, non seulement de sa fonction présidentielle pour cette année, mais aussi de son siège de député. «Au regard de la déferlante médiatique sur ma vie privée et en tenant compte des conseils avisés de mes proches, il apparaît que la confiance et la sérénité requises pour représenter les Vaudoises et les Vaudois ne sont plus rassemblées», écrit-il.

A ce sujet, lire aussi: La gauche vaudoise demande la démission du président du Grand Conseil

Condamné en août 2019

Le 21 août 2019, Yves Ravenel a été condamné par ordonnance, pour «menaces qualifiées» à l’égard de son ex-épouse, à une peine de 60 jours-amendes à 80 francs, avec sursis de 2 ans, ainsi qu’une amende de 960 francs.

Les faits remontent au début de l’année 2019 et s’inscrivent dans le contexte d’un divorce long et compliqué, avec des tensions s’exacerbant du fait que les deux protagonistes sont alors voisins. Ainsi, au mois de janvier, par exemple, l’élu a fracassé les guirlandes lumineuses et une ampoule restées allumées dans le jardin de son ex-femme, car elles le gênaient durant la nuit. Il aurait ensuite lancé un balai dans sa direction, ce qu’il conteste.

D’abord une opposition, retirée

Auparavant, il aurait proféré des menaces de mort à l’égard de son ancienne épouse, ce qu’il conteste également. Il a d’abord fait recours contre la décision de justice d’août 2019, avant de retirer son opposition.

Il a ainsi annoncé ce lundi à son parti sa démission, à effet immédiat. La semaine passée, la gauche a appelé à sa démission, l’UDC a dénoncé un «lynchage médiatique». Elle s’exprimera mardi matin.

Le bureau du parlement vaudois a réagi en «saluant» cette «décision de faire primer l’intérêt des institutions, permettant ainsi au Grand Conseil de continuer à fonctionner sans crise majeure».

Publicité