evasion

La présidente des CFF siégeait dans une société mise en cause par les Paradise Papers

Monika Ribar, qui préside la compagnie depuis un an, avait omis de signaler son mandat. Elle l'a abandonné une fois élue

Monika Ribar a omis de déclarer son mandat d'administratrice chez Capoinvest, une société mise en cause dans les Paradise Papers. La présidente du conseil d'administration des CFF depuis un an fait son «mea culpa». Elle a quitté le mandat controversé, une fois élue.

Interrogée sur le fait qu'elle n'avait pas informé le Conseil fédéral sur cette question, Monika Ribar répond dans une interview publiée mercredi par la Nordwestschweiz: «J'ai tout simplement oublié de le faire.» Et d'ajouter qu'elle avait alors déjà décidé de quitter le conseil d'administration de Capoinvest en cas de désignation à la présidence des CFF. D'où son oubli.

Notre éditorial: Que nous apprennent les «Paradise Papers»?

Erreur involontaire

«C'était une erreur», admet Monika Ribar. «C'est de ma faute et j'en suis désolée», déclare-t-elle dans le quotidien. «Dire, en revanche, que je n'ai volontairement pas déclaré ce mandat est faux», souligne-t-elle.

Il y a quelques jours, la ministre de la justice Simonetta Sommaruga avait déclaré dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung qu'elle partait du principe que les mandats d'administratrice de Monika Ribar avaient été vérifiés comme pour toute nomination à la tête du entreprise de la Confédération.

Lire aussi: Les «Paradise Papers» ébranlent le monde de l’offshore

Au courant du passé du patron de Capoinvest

Dans la Nordwestschweiz, la présidente des CFF déclare en outre qu'elle était au courant du passé du patron de Capoinvest Jean-Claude Bastos, condamné en 2011 pour gestion déloyale multiple. Ce dernier a toujours assumé ses erreurs, souligne-t-elle en rappelant que l'affaire en question remonte à 2003.

«Lorsque j'ai rencontré M. Bastos pour la première fois en 2014, l'inscription de sa condamnation dans son casier judiciaire n'était déjà plus accessible à des tiers», invoque-t-elle encore.

Publicité