Elle devrait faire figure d’ambassadrice du canton de Bâle-Ville, à l’image de Corine Mauch pour la ville de Zurich. Mais qui connaît la présidente du gouvernement bâlois, Elisabeth Ackermann? Brillamment élue il y a quatre ans, la Verte a hérité du département présidentiel. Spécificité bâloise, cet exercice à temps plein de la présidence a été introduit il y a une dizaine d’années pour augmenter le rayonnement du canton-ville. Or, au moment de renouveler leurs autorités cantonales, de nombreux Bâlois reprochent à la conseillère d’Etat verte de n’avoir pas suffisamment endossé ce rôle de figure de proue.

L’épineuse affaire du Musée historique

Au-delà de ces reproches, celle que la presse alémanique décrit comme le «maillon faible» du gouvernement est de surcroît empêtrée depuis près d’un an dans une crise liée au Musée historique, qui a finalement conduit à un audit et au licenciement du directeur. Exploitée par ses détracteurs, l’affaire a martelé toute la campagne électorale.