La présidente du PLR Petra Gössi veut poursuivre son mandat à la tête du parti pour en tout cas deux ans. Elle se représentera donc en avril, a-t-elle fait savoir lundi lors d'un entretien avec le Blick.

A la même époque en revanche, ses homologues de l'UDC et du PS remettront leur présidence. Ils l'ont fait savoir à la fin de l'année dernière, après que leurs partis ont enregistré un recul lors des fédérales d'octobre.

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La question de partir s'est posée

La libérale-radicale s'est «naturellement» aussi posé la question, explique-t-elle. Le PLR a perdu un total de quatre sièges au parlement lors des dernières élections. «Mais ce n'est pas parce que je suis face à des vents contraires que je vais m'en aller. Ce n'est pas ma façon de faire», souligne la Schwyzoise.

«Durant les trois premières années, nous avons gagné en poids électoral (...) puis la vague verte a déferlé, ce qui a rendu notre position de départ difficile», explique Petra Gössi. Alors «nous avons réfléchi à nos traditions, nous nous sommes concentrés sur la politique environnementale et nous avons élaboré des solutions libérales. Si la base n'avait pas soutenu cela, je serais parti», relève la conseillère nationale.

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Jusqu'à 2023?

«J'aime cette fonction et je peux m'imaginer rester encore plus longtemps», ajoute encore Petra Gössi qui n'exclut pas de demeurer à ce poste jusqu'aux élections de 2023. Mais le PLR élit toujours son comité pour deux ans, rappelle-t-elle.

Deux départs en mars et avril

Le 28 mars, l'UDC élira un successeur à Albert Rösti qui a annoncé son départ de la présidence après quatre ans de mandat. Le Bernois avait dit tirer les conséquences de la perte de 12 sièges aux élections fédérales.

De son côté, après douze ans à la tête du PS, Christian Levrat a également annoncé son départ. Le poste sera repourvu le 4 avril à Bâle. Les socialistes ont perdu un total de sept fauteuils.