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Pierre Maudet arrivant au point presse du 5 septembre 2018.
© Keystone/SALVATORE DI NOLFI

Genève

Les pressions politiques s’accentuent sur Pierre Maudet

Le Grand Conseil devrait inviter le Conseil d’Etat à confier la responsabilité de la police et de l’aéroport à un autre ministre pendant la durée de l’enquête pénale sur le voyage d’Abu Dhabi

La Commission de contrôle de gestion du parlement souhaite que le Conseil d’Etat prenne des décisions plus tranchées concernant les responsabilités assumées par Pierre Maudet. Selon une majorité de ses membres, réunis ce lundi en séance, le Grand Conseil doit inviter le gouvernement à confier la tutelle de la police et le dossier de l’Aéroport international de Genève à un autre ministre pendant la durée de l’enquête pénale.

La prochaine session du parlement aura lieu le 20 septembre. C’est aussi à cette date que celui-ci devra décider – à huis clos comme le veut la loi – de la levée de l’immunité du ministre.

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La commission, qui avait gelé ses travaux dans l’attente de connaître les mesures prises par l’exécutif afin d’éloigner Pierre Maudet des domaines présentant un lien problématique avec l’enquête sur le voyage d’Abu Dhabi, n’est visiblement pas satisfaite du léger lifting annoncé.

Réorganisation de façade

En effet, le Conseil d’Etat a opté le 5 septembre dernier – après avoir reçu la demande de levée d’immunité du Ministère public et recueilli le mea culpa du ministre – pour une réorganisation minimale afin de parer au plus pressé tout en évitant de faire le procès du principal intéressé.

En substance donc, Pierre Maudet a gardé son titre de président et de responsable de la Sécurité, mais il est privé des tâches de représentation extérieure du collège ainsi que des relations désormais compliquées avec le Ministère public. Le vice-président Antonio Hodgers avait expliqué que le dossier de l’aéroport n’a pas été touché car ce point ne figurait pas explicitement dans la requête du parquet. Il est toutefois de notoriété publique que la concession accordée à une société émiratie figure au menu des investigations.

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De même, le gouvernement n’a pas vu d’objection à laisser le corps de police – hormis l’Inspection générale des services dont la responsabilité administrative passe dans les mains de Mauro Poggia – sous la direction de Pierre Maudet. Un saucissonnage peu convaincant aux yeux de nombreux députés. Un inspecteur ayant dénoncé l’affaire et des brigades de la police judiciaire pouvant être amenées à creuser certains aspects de l’enquête, une décision plus radicale est préconisée afin de prévenir toute interférence.

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