Abolition du terme fonctionnaire. Pour lever la multiplication des statuts du personnel de l'Etat, seules trois catégories sont conservées dans l'administration publique: les employés, les apprentis et les stagiaires. L'introduction d'un contrat de travail individuel de droit public est accompagnée de la suppression de la période probatoire de longue durée, qui passe donc de trois ans à trois mois. La loi permet également de rompre les rapports de travail plus facilement si l'employé ne donne pas satisfaction.

Suppression des mécanismes salariaux et introduction du salaire au mérite. Fin des augmentations salariales automatiques et suppression du système de 33 classes de salaire. La loi prône également une politique salariale inspirée de la réglementation fédérale: le traitement est déterminé sur la base de la fonction et du cahier des charges qui lui est attribué, des prestations fournies par l'employé, de la formation et de l'expérience du titulaire du poste.

Introduction de conventions collectives par métier. La réglementation des rapports de travail, comprenant la définition des salaires minimaux, du temps de travail et des prestations sociales accordées par l'employeur, est négociée entre le Conseil d'Etat et chaque métier.

Politique du personnel décentralisée. L'Office du personnel de l'Etat demeure l'organe de supervision, mais il décentralise plusieurs tâches aux ressources humaines de chaque département. Les dicastères sont habilités à recruter ou à licencier un collaborateur, sous le contrôle du conseiller d'Etat responsable, et reçoivent une enveloppe budgétaire prédéfinie. Pour favoriser la mobilité transversale entre départements, la formation de base des employés est renforcée et axée sur une plus grande adaptabilité.