Discrimination

«En prison, les personnes LGBTI sont surexposées à la violence»

L’Association pour la prévention de la torture publie un guide destiné à protéger les détenus qui souffrent en raison de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Son auteur, Jean-Sébastien Blanc, explique la nécessité de lever les tabous et de sensibiliser tous les acteurs du monde carcéral. Interview

«Promouvoir la protection efficace des personnes LGBTI privées de liberté». Sous ce titre et sous la plume de son directeur des programmes thématiques, Jean-Sébastien Blanc, l’Association pour la prévention de la torture (APT), basée à Genève, vient de publier un guide destiné à fournir des lignes directrices à ceux qui visitent les lieux de détention afin d’y prévenir les violences subies en raison d’une orientation sexuelle ou d’une identité de genre. La Suisse n’est pas épargnée par cette problématique. En mai 2018, en réponse à un postulat de la conseillère nationale genevoise Lisa Mazzone, le Conseil fédéral refusait toutefois de rendre un rapport sur les situations rencontrées ou de faire des recommandations. Une attitude que critique l’auteur de ce manuel.

«Le Temps»: Un guide de 162 pages consacré aux personnes LGBTI en prison qui s’adresse aux organes de monitoring du monde entier, c’était un véritable défi?