journalisme

Le Prix Dumur récompense Marie Parvex, correspondante du «Temps» en Valais

La journaliste a révélé l’affaire Giroud et la pollution au mercure dans le Haut-Valais. C’est la troisième année de suite que des collaborateurs du «Temps» sont ainsi honorés

Le Prix Dumur honore la ténacité d’une Valaisanne

Journalisme Marie Parvex récompensée

Destiné à promouvoir le courage et la qualité du journalisme romand, le Prix Dumur 2014 a été remis jeudi à Marie Parvex, correspondante du Temps en Valais.

Le jury, composé de professionnels des médias chevronnés, souligne ainsi «son rôle éminent dans la révélation au grand public de plusieurs affaires récentes telles que l’affaire Giroud ou celle de la pollution au mercure», issue de l’usine Lonza dans le Haut-Valais.

Sujets qui fâchent

Le 29 octobre 2013, Marie Parvex avait été la première à annoncer l’existence d’une enquête fiscale fédérale visant l’encaveur valaisan Dominique Giroud. L’article relevait sa proximité avec Maurice Tornay, ministre valaisan des Finances, dont le cabinet fiduciaire a longtemps révisé les comptes des sociétés du vigneron. Reprises par d’autres médias, en particulier la RTS, ces révélations ont donné lieu à un feuilleton judiciaire et politique qui a marqué le Valais.

Autre actualité forte de l’année écoulée, la pollution au mercure due à l’usine Lonza de Viège avait été révélée dans un article publié en novembre 2012 déjà.

Depuis son arrivée au Temps en 2011, Marie Parvex n’a jamais hésité à s’attaquer aux sujets qui fâchent dans son canton: l’influence d’Ecône, l’enlaidissement immobilier, le clanisme politique, le braconnage (supposé) des loups dans le Bas-Valais.

Née à Genève en 1980, Marie Parvex a failli embrasser une carrière de danseuse professionnelle avant de débuter dans le journalisme en 2008, au Nouvelliste . Avec elle, c’est la troisième année de suite que le Prix Dumur récompense des collaborateurs fixes ou réguliers du Temps . En 2013, Frédéric Lelièvre avait été primé pour le livre Krach Machine coécrit avec François Pilet; en 2012, c’était Arnaud Robert pour l’ensemble de sa production de reporter et critique musical.

Publicité