Le prix des médicaments génériques sera fixé selon trois paliers différents, en fonction du volume du marché de la préparation originale (20%, 30%, 50%), a indiqué le ministre de la santé. Et ce afin d’exploiter le potentiel d’économie qu’il restait dans le secteur des génériques.

Les distributeurs de médicaments verront leur marge baisser de 3%. Pour les médicaments dont le prix est égal ou supérieur à 880 francs, cette baisse s’établira entre 7% et 10%.

Il y aura également un réexamen du prix des médicaments tous les 3 ans. Les services de M. Couchepin se livreront en outre à un réexamen extraordinaire des prix de tous les médicaments inscrits entre 2005 et 2006 sur la liste des spécialités.

Ces prix seront comparés à ceux de différents pays européens. Le panel de comparaison, qui comprenait jusqu’ici l’Allemagne, le Danemark, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, sera étendue à la France et à l’Autriche.

Hors du domaine du prix des médicaments, le Conseil fédéral a aussi revu le rabais maximum associé aux franchises à option. Pour ceux qui choisissent une franchise plus élevée que 300 francs, le rabais sur la participation aux frais passera de 80% à 70%. L’ordonnance ainsi modifiée doit entrer en vigueur le 1er janvier 2010.

Le paquet de mesures présenté mercredi ne souffle mot de la vente de médicaments en cabinet médical. Le ministre de la santé avait pourtant fait part, lors de la session d’été des Chambres fédérales, de son intention de supprimer la propharmacie.

Sur le principe, Pascal Couchepin est toujours convaincu que la vente de médicaments par les médecins «n’est plus adaptée à notre temps». Mais «il n’a jamais été question» que cette mesure fasse partie du paquet urgent, a précisé le ministre de la santé. La question sera examinée avec d’autres points lors d’une consultation normale.

Le conseiller fédéral s’est aussi dit ouvert à «des exceptions», notamment pour les cabinets médicaux établis dans des régions périphériques.