Certes, le directeur d’ «interpharma» René Buholzer fixe des conditions à respecter : il tient notamment à ce que le médecin – et non les caisses – puisse toujours décider en dernier ressort du médicament à prescrire dans l’intérêt de son patient. Tout de même : le lobby de la pharma fait preuve d’une ouverture encore impensable voici cinq ans. Cette opposition qui se lézarde, c’est un tabou qui tombe.
«Chez les acteurs de la santé comme dans le monde politique et au sein de la population, on prend conscience que la hausse continuelle des coûts de la santé finira par faire exploser le système», note le préposé à la Surveillance des prix Stefan Meierhans. M. Prix n’est pas seul dans son combat pour l’introduction de ce système de prix de référence. En octobre dernier, le groupe d’experts que le Conseil fédéral avait chargé d’établir un catalogue de mesures pour maîtriser les coûts de la santé l’avait déjà mentionné en bonne place. Il figure désormais dans le premier paquet de mesures que le Conseil fédéral a prévu, à propos duquel le parlement débattra dès l’automne prochain.