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Swissgrid a accepté d’adapter son planning de construction de certains pylônes de la future ligne THT Chamoson-Chippis.
© JEAN-CHRISTOPHE BOTT/KEYSTONE

énergie

Probable retard pour l’autoroute électrique

La construction de la ligne à très haute tension entre Chamoson et Chippis pourrait prendre plus de temps que prévu. Swissgrid a accepté d’adapter le planning de construction de certains pylônes, pour répondre au besoin d’une meilleure connaissance du terrain

Swissgrid semble mettre de l’eau dans son vin concernant la ligne à très haute tension (THT) Chamoson-Chippis. Mais quelques gouttes seulement. La société, responsable du réseau de transport de l’électricité, a accepté d’adapter le planning de construction de certains pylônes de cette autoroute électrique, à la suite du rapport du géologue cantonal valaisan Raphaël Mayoraz, publié début juin, a appris Le Temps.

«Ces délais plus souples doivent permettre d’avoir un temps de recul suffisant, pour une meilleure connaissance de la nature du sous-sol et de l’exposition aux dangers», explique Raphaël Mayoraz, qui a rencontré Swissgrid à la mi-juillet. Trente-quatre des 52 pylônes projetés pour cette ligne sont en effet exposés à des dangers naturels, selon un rapport de juin 2016, rendu public il y a quelques semaines. Des études supplémentaires sont nécessaires pour permettre une évaluation objective des mesures de protection à prendre, affirmait Raphaël Mayoraz fin juin.

Attitude constructive

L’attitude constructive de Swissgrid, selon les termes du géologue cantonal, permet donc d’effectuer ces études complémentaires sur le terrain. Après discussion entre les deux parties, celles-ci s’étaleront, pour les pylônes concernés par les glissements de terrain, sur une durée d’un an et demi à deux ans. «Ce ne sont pas les trois ans idéaux, mais c’est déjà bien», commente le géologue cantonal. Difficile toutefois de connaître le nombre et la localisation des pylônes concernés par ces analyses supplémentaires. Swissgrid reste très évasive à ce sujet.

Lire aussi: Le combat contre l’autoroute électrique reprend

La construction de la ligne THT, qui débute ces jours avec la réalisation des fondements d’une trentaine de pylônes, pourrait ainsi prendre du retard. Le calendrier, envoyé en tous-ménages par Swissgrid en janvier dernier, prévoit que la construction de l’ensemble des pylônes aura débuté l’an prochain. Mais c’était avant le rapport du géologue cantonal et l’adaptation du planning par la société. Etant donné que les études complémentaires débutent en ce moment, il paraît improbable que ce calendrier soit tenu.

Interrogée par Le Temps au sujet d’un possible retard, la société Swissgrid répond, laconiquement, que le calendrier de construction de la ligne n’est aucunement impacté. Elle précise que «le planning de construction des pylônes est actualisé en continu, en fonction des délais de livraison des composants et des prestations d’ingénierie», et ajoute qu’en l’état actuel la mise en service de la ligne est prévue pour la fin de l’année 2021.

Pas de modification du tracé

En adaptant son planning, pour identifier les mesures de protection idéales, Swissgrid démontre toutefois qu’elle n’envisage, dans l’immédiat, aucune modification du tracé de cette autoroute électrique. «Nous allons construire la ligne aérienne entre Chamoson et Chippis, telle qu’approuvée par l’OFEN il y a plus de trois ans, puis par le Tribunal fédéral (TF) en septembre 2017», insiste-t-elle.

Lire aussi: Les partis valaisans acceptent de déplacer des pylônes de Chamoson-Chippis

De nombreux opposants, appuyés depuis début juin par le Conseil d’Etat, demandent pourtant d’évaluer le possible déplacement de certains pylônes, situés dans le secteur de l’école de Grône. Le gouvernement valaisan a joint l’acte à la parole. Il a débloqué un quart de million de francs pour que des études de faisabilité soient entreprises. Elles seront réalisées par Swissgrid, à la suite d’une signature de convention avec le canton. Mais la société demeure déterminée à avancer le plus rapidement possible. «Un éventuel futur déplacement des pylônes ne pourra avoir lieu qu’après la mise en service de la ligne autorisée par le TF», conclut-elle.

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