Les problèmes qui touchent de plein fouet l’école et la compagnie du Ballet Béjart Lausanne (BBL) rebondissent en politique. L’affaire a en effet été évoquée mardi soir au Conseil communal de Lausanne. L’élue PLR Florence Bettschart-Narbel a déposé une interpellation urgente exigeant des éclaircissements sur le fonctionnement de l’institution.

Nos articles sur le sujet:

Son texte pose sept questions à la Municipalité lausannoise, dirigée par le socialiste Grégoire Junod, aussi vice-président du Conseil de Fondation du BBL. «La Ville étant la principale subventionneuse de la Fondation qui chapeaute l’Ecole-atelier Rudra Béjart et la compagnie du BBL, elle a bien entendu sa part de responsabilités dans ce dossier», explique Florence Bettschart-Narbel à Keystone-ATS, revenant sur une information de La Liberté et du Courrier.

L’annonce de la fermeture de l’école a fait l’effet d'«une bombe» dans le milieu de la danse, écrit-elle dans son interpellation urgente. La conseillère communale s’inquiète avant tout pour l’avenir des jeunes danseuses et danseurs. «Ce sont des années de dur labeur et de sacrifices qui se voient aujourd’hui mis à néant par des décisions prises sans doute trop tardivement et sans proposer de mesures d’accompagnement adéquates».

«Dégât d’image immense»

Le texte dénonce aussi un «dégât d’image immense». «De nombreux articles dans des médias étrangers ont relaté cette fermeture brutale de l’école. Cela aura indéniablement des répercussions sur toute l’image du BBL tant au niveau local qu’au niveau international», est-il encore souligné.

Le groupe PLR demande notamment à l’exécutif de savoir comment fonctionne la gouvernance de l’institution, quelles mesures ont été prises en amont par le Conseil de fondation pour empêcher la fermeture de l’Ecole-atelier Rudra Béjart ou encore comment se fait-il qu’une solution de remplacement des personnes licenciées n’ait pas pu être trouvée.

Un premier audit a révélé fin mai des dysfonctionnements au sein de l’Ecole-atelier, entraînant les licenciements de son directeur et de sa régisseuse, ainsi que la fermeture de l’école pour une année au moins. A la suite de nouvelles allégations, concernant cette fois-ci la compagnie elle-même, le Conseil de fondation a annoncé vendredi dernier lancer un audit global sur l’ensemble du périmètre du BBL (la compagnie et l’école).