C’est un document qui promet de faire réagir. Attendu mercredi, le rapport de la Commission de gestion du parlement valaisan (Cogest) concernant l’affaire des constructions illicites de Verbier a été rendu public ce lundi matin, en raison de sa fuite dans la presse dominicale. Après trois ans de travail, la commission de haute surveillance critique vertement l’attitude du canton dans ce dossier, qui secoue le Valais depuis 2015.

«Ce rapport permet de prendre connaissance des dysfonctionnements qui existent et de voir les difficultés qu’ont l’Administration cantonale et le Conseil d’Etat à assumer leur rôle de surveillance», résume Florian Alter, le vice-président de la Cogest, issu des rangs de l’Alliance de Gauche. Si la commune de Bagnes a les plus grands torts – le règlement communal des constructions, allant à l’encontre de la loi cantonale, permettait d’éviter le décompte de spas, piscines ou autres salles de cinéma dans le calcul de la surface habitable –, la Cogest indique que la surveillance du canton est lacunaire et que le gouvernement aurait pu agir plus rapidement dans certains domaines de sa seule compétence, comme la loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger.