Le Ministère public de la Confédération (MPC) a classé les procédures pénales ouvertes contre l'ancien conseiller national Christian Miesch (UDC/BL) et l'ex-ambassadeur Thomas Borer. Le MPC avait ouvert une enquête pour soupçon de corruption.

La société de conseil stratégique Dr. Borer a confirmé mardi une information publiée par la Neue Zürcher Zeitung. Les procédures ouvertes dans le cadre de l'affaire kazakhe ont été classées le 19 juillet. Contacté par Keystone-ATS, le MPC précise que la décision "n'est pas encore entrée en force", délai de recours oblige. Il ne fait dès lors aucun autre commentaire.

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Levée de l'immunité parlementaire

Le MPC avait ouvert des enquêtes pénales pour soupçon de corruption passive et acceptation d'un avantage contre Christian Miesch et pour soupçon de corruption active et octroi d'un avantage contre Thomas Borer. L'immunité parlementaire de l'ancien conseiller national avait été levée dans le cadre de cette affaire, une première.

Christian Miesch était soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour déposer une intervention au sujet du Kazakhstan. Selon une dénonciation anonyme, l'ex-élu aurait transmis le 4 mars 2015 au lobbyiste Thomas Borer une facture de 4635 francs pour un abonnement général CFF de 1ère classe au titre de ses activités de secrétaire de l'intergroupe parlementaire Suisse-Kazakhstan.

L'argent a été rendu

Or il détenait déjà un AG en tant qu'élu. Selon Thomas Borer, la somme versée à Christian Miesch l'a été par erreur et vient d'une erreur de comptabilité. L'ancien élu a rendu l'argent.

Thomas Borer a fait savoir mardi qu'il est satisfait du classement de la procédure ouverte contre lui. «Je suis heureux que la justice l'emporte sur les fake news», écrit-il dans le communiqué de sa société de conseil. Les reproches à son encontre ont été montés par des journalistes et on a tenté de le discréditer avec une campagne médiatique de dénigrement, estime-t-il.

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