Le procès d’Andrea Stauffacher a commencé mercredi matin devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone avec l’audition de témoins. La figure de proue de l’extrême-gauche zurichoise est accusée d’avoir détourné de leur but premier plusieurs fusées de feu d’artifice pour commettre des attentats à l’explosif. Cinq immeubles ont été visés à Zurich et Berne entre 2002 et 2007.

Andrea Stauffacher, qui se trouve en liberté, est arrivée très détendue. Portant une blouse rouge et un petit foulard rouge également, comme les personnes venues la soutenir dans le public, elle a refusé de répondre aux questions la concernant, mâchant du chewing-gum avec détermination.

Les délibérations se sont portées d’abord sur un point moins important de l’acte d’accusation, un incendie intentionnel. Andrea Stauffacher et une autre femme, comparaissant également à Bellinzone, sont accusées d’avoir incendié au petit matin du 28 juin 2004 une voiture parquée dans les rues de Zurich. La voiture, véhicule privé d’un policier, a complètement brûlé, causant des dégâts pour 30 000 francs, dont la moitié en raison des objets contenus à l’intérieur.

L’audition du second témoin a provoqué l’hilarité d’une partie de l’assistance. Chargé d’opérations de surveillance pour la police judiciaire fédérale, il est arrivé cagoulé et ganté de noir, ne laissant apparaître qu’une petite partie du visage. Les questions ont tourné sur l’ampleur de mesures de surveillance des deux accusées, que ce soit l’écoute de leurs téléphones, ou des observations directes sur le terrain.