Ils ont donné rendez-vous ce mercredi 31 octobre à la douane franco-suisse de Veyrier (GE), lieu symbolique puisque frontalier. Ils et elles sont une vingtaine et se sont masqués pour «dénoncer le caractère arbitraire» de l’arrestation, le 22 avril dernier, de sept personnes sur les 200 qui ont participé à une manifestation pro-migrants près de Briançon, dans les Hautes-Alpes.

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Outre les deux Genevois Théo (24 ans) et Bastien (26 ans), ainsi que l’Italienne Eleonora, que l’on a appelés les «trois de Briançon», quatre nouvelles personnes ont été interpellées durant l’été. Toutes sont accusées d’aide à l’entrée de personnes illégales sur le territoire français en bande organisée. Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende. Ils seront jugés le 8 novembre à Gap. Les deux Genevois avaient été remis en liberté le 3 mai sous contrôle judiciaire strict, après deux semaines d’incarcération.

La mobilisation de mercredi visait à informer la population avant le procès, «sur des accusations ayant pour but de réprimer la solidarité et de faire de ces personnes un exemple». «Nous sommes dans un moment où l’Europe forteresse est de plus en plus xénophobe, les drames humains se multiplient lors de chaque rafle aux frontières, dans chaque centre de détention, dans chaque bateau bloqué en mer. Nous irons donc à Gap la tête haute, sans nous cacher de ce que nous avons fait et continuerons de faire: changer cette réalité», ont martelé tour à tour les manifestants.