Après avoir manifesté devant l’Hôtel de Ville le 23 mai, des proches de la sociothérapeute assassinée lors d’une sortie hors du centre de La Pâquerette poursuivent leur action. Ce lundi, ils ont annoncé le lancement d’une pétition adressée au gouvernement genevois, demandant une nouvelle enquête «impartiale» sur les responsabilités au sein des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) et «des autres divers services et départements concernés».

«Nous voulons que l’enquête soit confiée à un expert hors du canton de Genève et que l’enquêteur auditionne tous les collaborateurs de La Pâquerette qui n’ont pas été entendus par Me Chappuis, en particulier les agents de détention», explique Aline, une amie de la défunte. La révocation de l’ex-directrice du centre est toujours exigée de leur part.

Parallèlement, l’UDC genevoise s’est fendue d’un communiqué dimanche pour demander «le retrait immédiat de Me Canonica de la présidence du conseil d’administration des HUG». L’ancien bâtonnier avait cessé de défendre de l’ami de la victime dès l’annonce officielle de sa nomination par le Conseil d’Etat le 7 mai. L’UDC suspecte l’exécutif d’avoir placé l’avocat à la tête de l’hôpital cantonal dans le but de protéger ses propres intérêts.