Ce mercredi, le Conseil national se penchera sur une nouvelle loi de mariage pour tous. En 2019, sa Commission des affaires juridiques avait recommandé une version «allégée» de l’union civile traditionnelle, qui exclut le don de sperme et la double filiation automatique pour les couples lesbiens. Toutefois, le parlement a quelque peu changé entre-temps.

Très remontées face à ce qu’elles considèrent comme un «mariage au rabais», les associations LGBTIQ+ espèrent que ces nouveaux députés parviendront à formuler un projet plus ambitieux, pour aboutir à une véritable égalité. Car avoir un enfant au sein d’un couple lesbien demande actuellement une persévérance hors du commun, ainsi que le raconte Camille, trentenaire lausannoise dont l’envie de famille a demandé beaucoup de résilience. Elle raconte.