Dans l’ensemble de l’Union européenne, ce texte supprime l’obligation d’obtenir une reconnaissance de diplôme dans un pays pour autant qu’une prestation de service se limite à 90 jours par an, a expliqué mardi à Berne le président de l’USPL Urs Schwaller (PDC/FR). En clair, un avocat polonais peut exercer sa profession en France, sans reconnaissance de diplôme, s’il le fait moins de 3 mois.

En Suisse, la date précise d’entrée en vigueur de cette directive n’a pas encore été déterminée, poursuit le conseiller aux Etats. Il reste que l’ouverture des frontières et le bouleversement qu’elle induit est «susceptible de conduire à un nivellement par le bas des qualifications exigées» dans les professions libérales et, «par ricochet, à une baisse de la qualité et de la sécurité dans les prestations fournies», avertit le Fribourgeois.

Selon ses propres chiffres, l’Union suisse des professions libérales représente quinze associations professionnelles comprenant quelques 85’000 membres. A l’occasion de ses 20 ans, elle s’est livrée à une rétrospective de son histoire et à un panorama des défis qui l’attendent. L’étude est téléchargeable sur le site de l’association.

Parmi les évolutions constatées, le président de la Fédération des médecins suisses (FMH) Jacques de Haller a mis en évidence la féminisation croissante du métier de médecin. En 20 ans, la proportion de femmes est passée de 21,4% à 34,6%. Actuellement, les femmes médecins sont même 40,4% dans le secteur hospitalier.