Le TPR-Théâtre populaire romand, c’est l’orgueil de La Chaux-de-Fonds. Cette cité ouvrière posée à 1000 mètres d’altitude, qui érigea son théâtre avant de construire un hôpital ou même un réseau d’eau courante. C’était en 1837. Près de deux siècles plus tard, l’institution, avec ses trois salles emblématiques, se présente comme le phare culturel du canton de Neuchâtel. Une structure qui s’apprête à tourner une page importante. Fin juin, son directeur général, John Voisard, s’en ira après avoir œuvré durant trente ans à différents postes au sein du TPR. Il n’y aura cependant aucun flonflon.

Nimbé de mystère, ce départ, dont l’annonce a surpris dans la ville horlogère, se fait en catimini. Officiellement, «des divergences de vues se sont fait jour». L’expression masque une crise aiguë, aussi complexe que douloureuse, qui a convaincu le conseil de fondation d’engager une restructuration du management et d’opérer des changements à la tête de l’institution. L’histoire est sensible. Plusieurs personnes contactées par Le Temps n’ont accepté de parler que sous le couvert de l’anonymat. Pour comprendre les ressorts de cette affaire, il faut remonter au 4 décembre 2018.