A une exception près, tous les partis sont favorables à la construction d'un centre de congrès. Pour le député socialiste Alberto Velasco, le constat est clair: «Puisque Genève est une ville internationale, miser sur son avenir en construisant un centre de congrès est essentiel. Injecter 114 millions dans l'économie genevoise permet de donner du travail. Cela est bienvenu dans un contexte de basse conjoncture.» Même son de cloche du côté du Parti radical. «Si on veut être concurrentiel au niveau international, il faut construire un centre de congrès capable d'accueillir des manifestations importantes», relève le député Jacques Jeannerat. Opinion similaire de la part du Parti libéral. «Genève manque d'un endroit pour organiser des congrès de grande ampleur. Or, le canton possède certains atouts à faire valoir dans ce domaine. Il a déjà une certaine expérience dans l'organisation de congrès médicaux et scientifiques», relève Olivier Jornot, président du parti.

Quant au PDC, il soutient lui aussi la construction d'un centre de conférences. «Ce n'est pas parce qu'on a perdu Telecom qu'il ne faut pas aller de l'avant. Si on arrête d'investir, tout s'arrête», relève le député Pierre-Louis Portier.

Si l'UDC prône elle aussi la construction d'un centre de conférences, elle souhaite en revanche un temps de réflexion. «Il faut examiner si un méga-centre de conférences à Genève est nécessaire», relève le député Pierre Schifferli.

Du côté du parti écologiste, on souligne aussi l'importance du centre de congrès, mais avec une réserve. «Avant tout, il faut une vision claire de ce que la nouvelle direction va faire», relève le député David Hiler. Celle-ci n'aura pas une multitude de possibilités: elle devra avant tout rentabiliser les investissements de plusieurs centaines de millions de francs que la collectivité lui a confiés pour rendre Palexpo plus compétitive.

Contrairement à tous les autres partis, l'Alliance de gauche (AdG) est clairement opposée à la construction d'un centre de congrès. «C'est une structure adéquate pour une ville d'un million d'habitants. Genève est donc trop petite.» Aux côtés de Rémy Pagani, le député Christian Grobet est au diapason. «Comme le Stade de Genève, Palexpo est surdimensionné, particulièrement avec la Halle 6. Quant au centre de congrès, les conférences qui s'y tiendraient sont très aléatoires. D'autres villes que Genève sont prêtes à organiser des manifestations.» Dans le paysage politique genevois, l'AdG reste malgré tout très isolée.