Le projet soumis au vote populaire est moins ambitieux que ce qui avait été prévu au départ. Plusieurs pistes ont en effet été abandonnées en cours de route. Le désenchevêtrement des tâches n'est plus aussi poussé qu'on l'avait espéré.

On a par exemple renoncé à créer des allocations familiales fédérales en remplacement des systèmes cantonaux existants et à libérer les cantons de leur participation au financement des prestations de l'assurance maladie.

Fortes résistances

A l'inverse, la cantonalisation du subventionnement des chemins pédestres, de la protection des monuments historiques et du patrimoine culturel, de la chasse, de la pêche, des prestations complémentaires AVS/AI et de l'aide au logement ne figure plus (ou plus totalement) dans le projet final. Les résistances ont été telles que la Confédération continuera de soutenir financièrement ces activités. En ce qui concerne les prestations complémentaires, la clé de répartition a néanmoins été modifiée. Aujourd'hui, la participation des cantons dépend de leur capacité financière. A l'avenir, la Confédération financera 5/8 du coût de ces prestations et les cantons les 3/8 restants.

Dans le domaine de la chasse et de la pêche, les cantons ne passeront plus à la caisse pour financer la protection des espèces, mais la sauvegarde des zones interdites à la chasse restera une tâche commune cofinancée par les deux instances.