Procédure pénale

Le promoteur arrêté à Genève a été libéré sous caution

Soupçonné de s’être endetté à hauteur de plusieurs millions de francs et incarcéré préventivement au bout du Léman, le professionnel de la vente de chalets d’exception serait retourné dans son chalet à Megève. Moyennant une garantie significative

La détention provisoire du promoteur d’origine française arrêté fin mars à Genève n’a pas été prorogée. Soupçonné de s’être endetté à hauteur de plusieurs dizaines de millions de francs auprès de particuliers, de cantons, ainsi que de grandes banques suisses et étrangères, l’individu a été libéré sous caution la semaine dernière, a appris «Le Temps».

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«Le Ministère public confirme la remise en liberté du prévenu moyennant des mesures de substitution visant à pallier tout risque de fuite et de collusion; ces dernières comprennent notamment le versement d’une caution et l’interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes», indique Henri Della Casa, porte-parole du pouvoir judiciaire. Et ce dernier de préciser: «L’instruction se poursuivant, aucun autre commentaire ne sera fait à ce stade.»

Retour en Haute-Savoie?

Le parquet genevois s’était à l’origine opposé à la sortie de prison du promoteur, initialement prononcée par la Tribunal de mesures de contraintes. Au terme d’un bras de fer entre le prévenu et le Ministère public du bout du Léman, le professionnel de la vente de chalets et autres logements de luxe a été contraint – pour éviter le risque de fuite – de rester sous les verrous à Champ-Dollon jusqu’à ce mois de juin. L’individu fait l’objet de multiples plaintes, notamment à Genève. Parmi ses supposées dettes: près de 15 millions de francs empruntés auprès de J. Safra Sarasin, un peu moins de 17 millions chez CIC, 7 millions du côté de BGL BNP Paribas (Luxembourg), ou encore plus de 17 millions pour BNP Paribas Suisse.

Il serait à Megève

Le Ministère public genevois a ouvert, en février dernier, une procédure pénale à l’encontre de ce professionnel de l’immobilier, qui s’est fait une réputation en commercialisant des chalets haut de gamme à Megève. C’est dans cette station de Haute-Savoie qu’il serait actuellement. Plus exactement, dans un chalet lui appartenant. Sa caution, d’un montant significatif pour le commun des mortels, aurait été payée par son avocate britannique.

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