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Christian Flueckiger, préposé à la protection des données des cantons du Jura et de Neuchâtel, Claudia Mund (Zug), Beat Rudin (Bâle-Ville), Bruno Baeriswyl (Zurich).
© MARCEL BIERI/KEYStONE

Numérique

Protection des données: les préposés cantonaux réclament 200 postes supplémentaires

Ce secteur ne dispose que de 50 postes au niveau cantonal et de 26 au niveau fédéral; or davantage de forces sont nécessaires pour «assurer une surveillance efficace de la transition numérique de l’Etat», selon les préposés cantonaux

Les préposés cantonaux à la protection des données tirent la sonnette d’alarme: ils ne sont pas en mesure d’assurer leurs obligations légales de manière adéquate par manque de ressources. Ils réclament donc une «augmentation massive des fonds» qui leur sont alloués.

Actuellement, la protection des données dispose de 50 postes au niveau cantonal et de 26 à l’échelon fédéral, explique Privatim, la Conférence des préposés suisses à la protection des données, vendredi dans un communiqué. Selon elle, 200 postes supplémentaires sont nécessaires dans les cantons afin «d’assurer une surveillance efficace de la transition numérique de l’Etat».

Risque marqué d’abus de données personnelles

En raison de cette situation, les autorités de protection des données sont obligées de fixer des priorités et de laisser certaines tâches de côté. Ce manque de ressources est d’autant plus préoccupant que la numérisation de l’administration publique s’accélère.

«L’augmentation massive des volumes de données, la complexité croissante des systèmes informatiques et la dépendance de plus en plus grande à l’égard des technologies numériques entraînent des cyberrisques croissants ainsi qu’un potentiel d’abus de données personnelles et d’identités numériques marqué», relève Privatim.

Et de regretter que les délégués à la protection des données ne soient pas suffisamment impliqués dans les processus de transition numérique. Les préposés cantonaux déplorent également que la protection des données soit le parent pauvre de la transition numérique car les fonds alloués à la numérisation ne tiennent «aucunement compte» de cette composante.

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