Chaque année, les dégâts causés par des collisions entre des avions et des animaux, en particulier des oiseaux coûtent plus d’un milliard de francs aux compagnies aériennes et aux armées de l’air. Les statistiques de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) indiquent une moyenne de 8 458 impacts par année. On sait par expérience qu’en fait, ce chiffre est au moins quatre fois supérieur, soit près de 34 000 collisions par année, c’est-à-dire 93 impacts par jour.

En 2016, l’unité de Prévention du péril animalier (PPA) de l’Aéroport de Genève a dénombré 71 chocs animaliers, lesquels surviennent la plupart du temps à l’atterrissage. Situé à proximité d’un couloir migratoire, Genève Aéroport est particulièrement exposé aux chocs aviaires. Pour tenter de minimiser l’occurrence de ces impacts, les spécialistes parcourent des dizaines de kilomètres par jour pour effaroucher les volatiles effrontés à l’aide d’engins sonores ou pyrotechniques. D’autres mesures préventives ont été mises en place pour rendre le site moins attractif pour la faune comme celle de faucher l’herbe qui jouxte la piste. En parallèle, les grillages situés autour du tarmac – particulièrement efficaces contre les campagnols, musaraignes, taupes, blaireaux, renards ou chevreuil – sont vérifiés fréquemment. Mais ce n’est pas tout, l’aéroport ayant installé des nichoirs artificiels pour dissuader les oiseaux de s’approcher d’un peu trop près de l’unique piste.