Et ce d’autant plus que le Conseil fédéral n’actionne même pas maintenant la clause dite de sauvegarde mais se contente d’examiner la situation d’ici au printemps, a critiqué vendredi la secrétaire générale adjointe de l’UDC Silvia Bär, interrogée par l’ATS. Son parti demande donc que la Suisse dénonce les accords de libre circulation et les renégocie avec l’Union européenne.

Du côté du PDC, où l’on rappelle que l’on demandait déjà au printemps dernier d’examiner la possibilité d’actionner la clause de sauvegarde, la décision du Conseil fédéral d’éventuellement réintroduire des contingents est accueillie favorablement. Il faut toutefois faire attention à ne pas mettre en danger la voie bilatérale, ce que veut l’UDC, a mis en garde la porte-parole du parti Marianne Binder.

Le PLR attend également de voir ce que va décider le Conseil fédéral. En fonction de la conjoncture et des taux d’immigration, la situation peut encore changer d’ici le printemps, a prévenu Fulvio Pelli. Mais si les conditions sont réunies pour actionner la clause de sauvegarde, il est clair pour le président du PLR que le gouvernement devra le faire.

Gesticulations sans effet

Pour le PS il s’agit davantage d’une gesticulation symbolique que de mesures efficaces. Il faudrait plutôt renforcer les mesures d’accompagnement en fixant des salaires minimaux et en augmentant les contrôles et les sanctions, a expliqué le président du PS Christian Levrat.

D’autre part, pour limiter les conséquences de la libre circulation, il propose de renforcer les droits des locataires, qui dans l’Arc lémanique et la région zurichoise sous soumis à la pression des propriétaires qui préfèrent louer plus cher à des ressortissants européens. Enfin, le conseiller national fribourgeois demande à revoir le système de formation dans la santé pour éviter de recourir à des médecins et infirmiers étrangers.