Des cafés-restaurants qui ne sont pas autorisés à installer des bâches en plastique ou des tentes parce qu’elles ne correspondent pas à l’esthétisme décidé par la ville, alors que leurs places intérieures sont drastiquement réduites par les mesures sanitaires, cela n’a aucun sens pour le socialiste lausannois Louis Dana. Réagissant à l’article du Temps du 20 octobre 2020, le conseiller communal et sa camarade Muriel Chenaux Mesnier déposent une question à leur municipalité.

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Faire fi de l’esthétisme

«Est-il très judicieux de restreindre des espaces extérieurs couverts aux seuls chalets et télécabines? Il y va de la survie des établissements publics lausannois», réagit Louis Dana. «Et rien n’empêche de dire ou de penser que la volonté d’uniformisation reviendra lorsque la pandémie ne fera plus partie de notre quotidien. Il faut faire preuve de compréhension pour ces corps de métier, et le moment n’est pas bien choisi. Il n’est en outre pas aisé de trouver une télécabine en quelques semaines pour monter sa terrasse, ni un chalet, qui sont des structures onéreuses. Ces tentes en plastique ne sont pas bien jolies, mais cette année on peut faire fi de l’esthétisme et s’arranger temporairement.»

Une demande de suspension

Les élus locaux enjoignent donc au municipal PLR Pierre-Antoine Hildbrand de «faire preuve d’un minimum de souplesse» et demandent à la municipalité de surseoir à l’application de la directive municipale pour l’hiver 2020-2021, afin d’autoriser d’autres types d’espaces couverts que les seuls chalets ou télécabines sur les terrasses lausannoises.

Contacté, Pierre-Antoine Hildbrand se dit évidemment prêt à examiner les cas de rigueur. Il réaffirme l’importance de l’attractivité touristique, de la convivialité et du charme offert par les terrasses.