Christiane Brunner juge «assez creuses» les déclarations de Tony Blair et de Gerhard Schröder et ne voit pas en quoi elles pourraient être une source d'inspiration pour le Parti socialiste suisse. La présidente du PS, qui était lundi l'hôte, à Genève, du Club suisse de la presse, s'étonne même, non sans une certaine ironie, du fait que ce soient toujours les bourgeois qui veuillent tirer le parti au centre.

Il est important, insiste Christiane Brunner, que l'électorat du PS reconnaisse son parti comme une force de gauche, qui s'engage pour que l'économie de marché devienne une économie sociale de marché, et qui défend les victimes de l'exclusion. Défendre les acquis sociaux, ajoute-t-elle, n'a aujourd'hui «rien de ringard». L'électorat doit aussi identifier le parti comme une force d'ouverture, en particulier sur la question européenne. Elle promet que le parti n'abandonnera pas la problématique de l'adhésion après la votation du 4 mars.

Christiane Brunner estime encore souhaitable que le PS se pose à nouveau la question de sa participation au Conseil fédéral, même si elle est personnellement défavorable à un passage dans l'opposition. D'autant que le changement de structures devrait rendre le parti plus efficace et plus ouvert au débat.